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La nouvelle 500L

Fiat 500L, un charmant minispace, agréable en diesel, moins en essence

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Alain-Gabriel Verdevoye | 20/07/2012, 15:30 - 794 mots

Il arrivera en octobre sur le marché français. Nous l'avons déjà conduit. Cette grosse 500 avec des airs de Mini Countryman est habitable, pratique, chaleureuse et séduisante en version diesel. Malheureusement, les moteurs à essence sont nettement moins convaincants

La 500L est un curieux croisement. La face avant évoque immanquablement la 500 « rétro » emblématique de 2007. Le pare-brise avec ses deux vitres latérales s'inspire du Citroën C3 Picasso. La partie arrière, elle, ressemble à celle d'une Mini Countryman. Le résultat n'en est pas moins agréable, avec une bonne bouille sympathique. Les multiples combinaisons de couleurs la rendent gaie et vivante. Dans l'habitacle, Fiat offre sièges, contre-portes et planche de bord multicolores, avec des combinaisons de teintes chaleureuses et de bon goût. Comme sur les 500 et Panda. Bravo pour le charme. L'ambiance est lumineuse et accueillante. Ca change des innommables habitacles gris-noir sinistres de la concurrence ! Viva l'Italia !

Qualité très correcte

Vaste habitabilité, fonctionnalité avec des sièges arrière coulissants et repliables, la 500L a une bonne vocation familiale. La planche de bord inspirée de la Panda est originale et plaisante. Même s'il y a beaucoup de plastiques durs, la qualité perçue est très correcte. Et, sur mauvaise route, nous n'avons noté aucun crissement de mobilier intérieur, ce qui témoigne a priori d'un soin évident en matière de fabrication. Il est clair qu'on attend toujours le groupe Fiat au tournant en matière de finition, vu la mauvaise réputation historique, aujourd'hui injustifiée. Notre version de pointe Lounge avait des sièges (de série) garnis d' « alcantara » (faux daim) beige et brun. C'est soyeux et très chic. Nous, on aime.

Compteur masqué

La position de conduite surélevée permet une bonne visibilité périphérique. Mais, malheureusement, avec les sièges réglés en position haute, le compteur de vitesse est partiellement masqué. Pas malin ! L'accoudoir central, confortable, gêne aussi le passage des vitesses. Dommage, ledit levier n'est pas surélevé comme sur une 500. Logique, ce n'est pas la même plate-forme. Mais, on regrette tout de même !

Diesel plaisant

Nous avons essayé plus longuement la version diesel de 85 chevaux. Et c'est tant mieux. La version à gazole est en effet, de loin, la plus aboutie. Le moteur manque de puissance, mais il tourne rond, fait preuve de docilité et de souplesse, tout en assurant des performances correctes avec deux personnes à bord. Mais, à pleine charge, avec la famille et les bagages, il sera insuffisant. Le « Stop and Start » (arrêt et redémarrage du moteur automatiques au feu rouge) est bien meilleur que par le passé. Il se fait désormais oublier. Les consommations ne sont pas toutefois spécialement attractives, car on change quand même souvent de vitesse pour relancer la mécanique.

Bon comportement

Les réglages de suspensions semblent paramétrés pour la version à gazole, la plus lourde (plus de 1.300 kilos). Avec cette version, la tenue de route est bonne, même si la voiture penche en virage, rançon d'un centre de gravité élevé. Ce n'est pas une sportive, mais elle accroche bien au bitume, se montre rassurante et fait preuve d'un confort avenant. Bref, nous sommes plutôt satisfaits du comportement général.

Moteurs à essence décevants

Avec les moteurs à essence, c'est... moins bien. Le quatre cylindres de 95 chevaux est assez doux dans son fonctionnement, mais il est limité par le poids sur route. La boîte de vitesses très longue pour limiter les consommations n'arrange rien. Il faut constamment rétrograder, bien davantage encore que sur la version diesel. Les réglages de suspensions sont ici moins satisfaisants. Le train avant se révèle du coup trop léger et cherche un peu sa voie. Les suspensions percutent et trépident davantage, au détriment du comportement et du confort. Quant au bicylindre Twinair de 105 chevaux, il est trop bruyant et brutal.

Prix attractifs

Les prix prévisionnels initiaux étaient assez élevés. Etrange chez Fiat, qui, d'habitude, pratique des tarifs compétitifs. Mais la firme vient de les réviser... à la baisse. La gamme démarrera finalement à 15.550 euros (Pop, 95 chevaux à essence). Pour le diesel, qui représentera les trois-quarts des ventes selon Fiat France, il faudra compter 19.500 euros pour la finition intermédiaire Easy  qui comprend notamment l'air conditionné. En version Lounge, on atteint les 20.900. Mais l'équipement est ici fourni : toit vitré, climatisation automatique, radar de recul. Il y a aussi plusieurs options permettant la personnalisation du modèle, comme la carrosserie bicolore... Les tarifs seront au final dans le coeur du marché, comparativement à la concurrence.
Alain-Gabriel Verdevoye


Modèle d'essai : Fiat 500L 1,3 M-jet 85 Lounge : 20.900 euros

Puissance du moteur : 85 chevaux (diesel)

Dimensions : 4,15 mètres (long) x 1,78 (large) x 1,66 (haut)

Qualités : ligne sympathique, habitacle chaleureux et lumineux, habitabilité, fonctionnalité, bon comportement routier et confort (diesel), moteur agréable (diesel)...

Défauts : ... mais juste à pleine charge, sobriété relative, position de conduite perfectible, versions à essence nettement moins plaisantes

Concurrentes : Renault Gd. Modus 1,5 dCi Dynamique : 20.150 euros ; Toyota Verso-S 90 D-4D Lounge : 21.600 euros ; Citroën C3 Picasso HDi 90 Exclusive : 21.750 euros

Note : 13,5 sur 20